La chronique de Maria

#2 Un lutin dans les parages !

ET SI C’ETAIT POSSIBLE…
Des lutins se sont aventurés dans nos réserves… Nous sommes ravies de vous partager leurs trouvailles.

Farida Le Suavé dessine depuis toujours. Ses Rébus sont des œuvres qui lui servent également de laboratoire à idées, de répertoire de formes et de terrain de jeu. Certains dessins inspirent la création de sculptures. Ici poésie et humour s’expriment dans une forme tout à la fois graphique et sensible.
Chez Peter Martensen (né au Danemark en 1953) le monde est à l’arrêt et son spectacle laisse perplexe : quels sont les liens entre ces personnes et leurs actions si différentes ? Qu’attendent-ils ? Peut-être rien. Le manque de lien entre les êtres est caractéristique des situations dépeintes par l’artiste.
Min Jung-Yeon nous porte à des niveaux de conscience où la réalité se visite selon une approche sensorielle. Le sommeil nous entraîne dans des mondes ouatés, formellement sans repères qui pourtant se confrontent et s’enlacent.
Elise Peroi  travaille sur le souffle du vivant. L’homme épouse une nature que l’artiste scrute dans ses moindres détails. Les peintures sur soie sont décomposées puis reconstituées au sein de tissages délicats que l’artiste architecture afin de les faire respirer.
Avec la ‘Pharmacie des mots’ Morten Søndergaard (né au Danemark en 1964) a crée un remède universel qui ne se périme pas. On y trouve vraiment tout ce qu’il faut, des adjectifs aux prépositions. Elle est disponible en simple coffret ou sous forme d’armoire.
Linda Swanson s’inspire d’un phénomène physique appelé caléfaction, pour créer les œuvres de la série Califactum : Sur la surface monochrome des petits caissons de porcelaine se forment des réactions abstraites d’émail – des apparitions à caresser des yeux et de la main.
En bon polisson aux gestes rapides et efficaces Marlon Wobst rend ses observations d’une vie quotidienne et banale dans une forme où la tendresse et un regard malicieux s’amusent/se croisent. Le rideau se lève sur des scénettes érotiques, ludiques et s’ouvre soudain l’intimité d’une fleur…
Yoon Ji-Eun révèle des visions en transition permanente. Couleurs et sujets mutent, circulent, les strates se superposent… Comme si l’on pouvait regarder à travers des failles dans le temps où des vestiges antiques évoquent une temporalité possible.

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#1 Déjeuner sur l'herbe

Désormais en tenue estivale nous vous convions à un pique-nique : Déjeuner sur l’herbe vous propose une immersion champêtre. Nicolai Howalt apporte un essentiel – le soleil de LightBreak. La promenade débute par un jeu de Courte paille proposé par Elise Peroi, se poursuit par une cueillette de Tessons aux fleurs XVIIème réanimées par Farida Le Suavé et sursaute à la perspective d’un Amour-en-cage de Didier Boussarie. Dans Garlic Loveland – territoire aux formes suggestives – Fee Kleiss nous régale de graines de café, d’artichauts et de pousses d’ail, tandis que le Englisher Garten (Jardin anglais) de Marlon Wobst nous offre l’après d’une pelouse feutrée pour corps heureux. Une sieste plus tard et la baignade s’impose, la Sauterelle de Jeremy Stigter stridule. La Promenade de Peter Martensen nous emporte vers une méditation bleue intergénérationnelle… et lorsque le bleu s’obscurcit – une lueur jaune émane d’un pignon de Yoo Hye-Sook avant que le noir dense et charbonneux de Lee Jin Woo ne s’empare du jour.

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