Min Jung-Yeon - Il faut passer par là - 2022

Mais le paysage est encore là
Min Jung-Yeon
27.01 > 18.03.2022

Présentation


Métaphores de toujours, les paysages de Min Jung-Yeon évoluent avec elle.
Une fluidité nouvelle et un geste puissant ont pris place dans son œuvre avec la création de son installation monumentale Tissage présentée au MNAAG – Musée national des arts asiatiques Guimet en 2019-2020. Une énergie s’est libérée et apporte désormais son souffle, parfois violent, parfois telle une douce expiration. Les compositions autrefois entièrement pensées ont cédé la place à un lâcher prise qui cohabitent aujourd’hui étroitement avec la minutie dont l’artiste est capable. Les contraires et leurs luttes, sujets récurrents dans son œuvre, se sont fondus dans une étreinte intime, s’ils ne se dressent pas dans un face à face.

Dans le passé, rondeurs et angles s’opposaient dans des compositions denses tandis que dorénavant son travail véhicule une sensation plus apaisée : Le rapport entre matière et vide présente un équilibre nouveau.

Min Jung-Yeon fait naitre pour mieux effacer et recréer. Touches du pinceaux, impressions, matières fluides de l’acrylique diluée sur la toile. Dans ce processus des temps fossilisés se cumulent et se superposent : Ossatures, roches, visions et rêves figurent dans des perspectives souvent étranges. Parmi ses paysages, nous retrouvons ceux de son enfance dans la campagne coréenne, ceux entrevus, rêvés où ceux ancrés dans sa mémoire visuelle, notamment les paysages imaginaires de Ahn Gyeon, grande figure de l’art du 15è siècle coréen.

La réalité est songe, et le songe devient réalité. Les saisons passent, les émotions pointent ; les lumières se succèdent et les pensées de même. L’été et ses teintes intenses, ses contrastes puissants et ses mirages cèdent à l’automne et parfois à la nostalgie. Le paysage se vit à l’intérieur, le soleil se fait plus rare, le printemps n’est encore que promesse. Le souvenir que l’on cherchait s’est perdu pour ne laisser que matière, couleur, geste… Le regard scrute, des formes se détachent, se manifestent : falaises, stalactites, stalagmites et tout à coup un trait, une coulure, voir un aplat qui s’impose. Les œuvres se présentent à nous de manière frontale, quasi-scénique et horizontale, mais elles possèdent également une verticalité, celle de strates. Ainsi Min Jung-Yeon installe une temporalité : la sienne.

Agenda


VERNISSAGE

jeudi 26 janvier
17:00 > 20:30
Galerie Maria Lund

OUVERTURE DOMINICALE

dimanche 29 janvier
14:00 > 18:00
Galerie Maria Lund

OUVERTURE DOMINICALE

dimanche 26 février
14:00 > 18:00
Galerie Maria Lund

TALK

Conversation entre Min Jung-Yeon et Amélie Adamo, critique et commissaire d'exposition

jeudi 02 mars
19h30

Centre Culturel Corréen,
20 rue de la Boétie, 75008 Paris

VISITES de l'exposition Désert plein, soif, sommeil, silence

en compagnie de Min Jung-Yeon

Réservation avant le 10 février

samedi 11 février - 11h00
samedi 11 février - 14h30

Centre Culturel Coréen,
20 rue de la Boétie, 75008 Paris

Publications et textes


RENCONTRE | Min Jung-Yeon

Lors de la carte blanche à Min Jung-Yeon – MNAAG – Musée Guimet, Paris, 2019-2020


Pré-histoires
Farida Le Suavé
17.11.2022 > 14.01.2023

Présentation


Avec le soutien de

Temps mythologiques et emprunts à diverses civilisations de l’histoire humaine ont formé et marqué les sculptures en céramique de Farida Le Suavé. L’artiste appartient à son temps tout en le dépassant. Archaïsme et contemporanéité sont étroitement enlacées dans ses œuvres riches, toute en suggestions à l’équilibre fragile. Il y a dans ses formes un écho humain indéniable ; elles sont langoureuses, désireuses, adroites et maladroites, tragiques, drôles, sensuelles et parfois en souffrance. Si les orifices peuvent introduire une ambiguïté par leur référence à l’objet-contenant, l’artiste s’en empare et la détourne en insufflant aux œuvres une respiration.
La couleur de la terre est celle de la peau – blanche, rouge, noire… leur texture est lisse, soyeuse telle un derme. Sur la surface de certaines pièces ondulent ornements, signes et symboles dessinés au crayon de couleur – tel des tatouages. On y lit paysages, rythmes et incantations. Les dessins, rébus et énigmes sur papier que créée Farida Le Suavé depuis l’enfance trouvent ici un terrain nouveau. Ils font peau avec ses œuvres en volume comme les peintures rupestres de nos ancêtres font corps avec les parois du monde sous-terrain qui les porte.

 

Panser

Ici, la panse est affaissée, la lèvre lâche et l’ensemble renversé sur le sol comme une babine échauffée de toutes les paroles débitées. Là, les pieds sont des pattes, soutenant une masse galbée et fertile prête à s’animer. C’est l’occasion de rappeler la dimension éminemment charnelle du vocabulaire associé à la poterie (col, cul, ventre, épaule), et c’est en même temps une manière d’indiquer la présence mystique qui se loge dans la céramique de Farida Le Suavé. Cet objet qui a servi, qui a accouché, qui s’est déversé de son contenu, laisse un vide que seule la pensée peut combler. Bien qu’elle conserve la mémoire de récipients pluriséculaires déployés dans le pourtour méditerranéen (jarres, amphores, dolia, cratères), sa forme n’obéit qu’à la seule autorité des mains et du souffle organique : quelques boursouflures indiquent qu’une chose s’agite à l’intérieur.

On sait qu’il est courant, dans la pratique de l’ornement, d’indiquer la fonction de l’objet par une forme précise et par l’inscription de multiples détails sur sa surface : des contenants consacrés à la libation ou à la conservation du vin, de l’huile ou du lait n’auront donc pas le même aspect. Chez Farida Le Suavé, ce constat prend une dimension organique : se sent physiquement ce qui est perçu visuellement. Ces céramiques gravides façonnent après avoir été façonnées – crée-t-on pour que cette création (ou créature) agisse sur soi ? Elles reçoivent l’effet de leur fonction en miroir, comme si elles se transformaient matériellement sous l’action de ce pour quoi elles ont été créées. Leur anthropomorphisme s’en trouve accru, puisque leur est prêté un regard empathique, celui qu’on porte naturellement sur tout ce qui semble doué d’affects. D’autant que la texture lisse et douce des terres fines utilisées par l’artiste et leurs teintes allant du brun foncé aubeige clair rapprochent la surface de celle de la peau. Et la place de la couleur n’excepte pas celle du dessin. Pour Farida Le Suavé, la céramique est une extension de la pratique du dessin, dont la ligne apparaît de deux manières : d’abord, dans les motifs d’arabesques ou de signes berbères et coptes, tracés au crayon comme des tatouages sur ces volumes montés au colombin ; ensuite, par la ligne même de la forme, découpée à vif dans les brisures des tessons.

Aussi la céramique de Farida Le Suavé, remet-elle en considération le rapport de l’ornemental au non ornemental comme étant celui de l’inutile au nécessaire, de l’enveloppe à la structure. Dans la pensée coloniale et progressiste, l’ornement est l’apanage des peuples sans écriture. Situé du côté de la séduction et du féminin, il ne doit pas être confondu avec le sujet dont la fonction essentielle est de produire du sens. La récurrence du motif qui définit l’ornement serait la marque de l’artisan, non pas celle de l’artiste. Sa visée serait d’être décorative, c’est-à-dire de convenir (decere), ou, littéralement, en venir au même point que ce qui constitue le principal sujet. Contre cette pensée platonicienne qui dénonce la parure comme étant vulgaire, inutile et superficielle, éloignée du beau, le travail de Farida Le Suavé place l’ornement du côté du langage universel et magique. Il ne désigne pas la parure au sens de « décoration » mais au sens plus lointain de protection, qui « pare » l’individu contre le mauvais sort. Il en va donc de l’ornement comme d’un signe qui survit, qui permet de raccrocher l’informe au réel et de l’ancrer dans un récit.

Elora Weill-Engerer

Agenda


Vernissage

Pré-histoires

jeudi 17.11.2022
17:00 > 20:30
Galerie Maria Lund

Ouverture dominicale

dimanche 27.11.2022
14:00 > 18:00
Galerie Maria Lund

Un dimanche à la galerie

CPGA

dimanche 16.10.2022
14:00 > 18:00
Galerie Maria Lund

Presse


Publications et textes



YOO Hye-Sook - nuage 1

Le jour vient
Yoo Hye-Sook
08.09 > 12.11.2022

Présentation


Yoo Hye-Sook respire au son du crayon qui s’agite sur la toile couverte d’un noir mat et sourd. Nul programme, nulle destination. L’artiste s’abandonne aux gestes qui déposent les pigments sur les fils. Chaque trait est présence. Chaque trait porte l’espoir et l’attente. Aujourd’hui est, demain sera certainement.

La toile s’érige en mur. Une vibration se crée entre les pigments sur la surface et l’obscurité des creux, là où le crayon ne parvient pas à pénétrer. Dans un premier temps, vous n’y voyez presque rien, vous discernez une lueur, un léger halo peut-être, des nuances de tons subtiles. Puis, les sens s’éveillent, ils voudraient saisir, comprendre. A la contemplation, les capacités perceptives et le regard s’aiguisent, s’affinent. Par centaines, voire par milliers de lignes, Yoo Hye-Sook réveille doucement une présence. Une forme comme murmurée, un halo, une ombre, une ouverture : une genèse que l’œil attentif perçoit sans parvenir à l’étreindre. Bleus, verts, violets, gris – la lumière fait naître et croître dans ces apparitions captivantes qui ne livrent jamais tout de leurs secrets. Océans, espaces célestes, architectures ? Yoo Hye-Sook enveloppe le regardeur dans une cape de nuit où pointe le début du jour. Conduits à céder devant nos intuitions, tout en nous admet le doute. Advient ce qui adviendra.

Dans une série de petits dessins, Yoo Hye-Sook revisite le sujet de la fenêtre ou de la frontalité scénique. L’écriture est graphique. Le point de vue est celui de l’intérieur vers l’extérieur ou est-ce l’inverse ? Les traits sont longs, rapides et leurs teintes affirmées.

Ceux et celles qui ont fait l’expérience des installations de James Turell, où la lueur sans source identifiable incarne le seul repère, feront un parallèle avec les recherches de Yoo Hye-Sook. L’artiste ne connait aucun de ces endroits-espaces et l’important n’est pas tant leur identité. Son univers non-intentionnel est une invitation à l’abandon, à l’absorption, à l’imprégnation. Sa matérialité nous lie à un au-delà de l’image, du temps, de l’être.

Agenda


Vernissage

Le jour vient

 

jeudi 08.09.2022
17:00 > 20:30
Galerie Maria Lund

Un dimanche à la galerie

CPGA

 

dimanche 16.10.2022
14:00 > 18:00
Galerie Maria Lund

dimanche 16.10.2022
16:30
Galerie Maria Lund

Ouverture dominicale

marais.guide

 

dimanche 25.09.2022
14:00 > 18:00
Galerie Maria Lund

Nocturne

en présence de l'artiste

 

jeudi 21.10.2022
19:00 > 22:00
Galerie Maria Lund

Performance sonore

par Tristan Pradelle

Une construction entre présence corporelle, jeu de saxophone et bande sonore qui suit le fil d'une réflexion exploratoire et légère sur les aspects tangibles de l’invisible, sur la transmutation des lieux du monde entre différents états, entre différentes possibilités pour l'être vivant : de réceptacle à contenant, de matrice à mémoire nourricière, de zone pour se perdre à socle qui pérennise . . . ces diverses natures en rapport avec la vie de l'espace, avec sa discontinuité ou sa progressivité : tout comme celle de l'aurore au jour qui vient . . .

Presse


Publications et textes


RENCONTRE | Marlon Wobst

Son parcours, sa manière de travailler, ses sources d’inspiration


NH.2020.002 - Nicolai Howalt - Preparation (header)

Specimens
Nicolai Howalt
12.05 > 02.07.2022

Présentation


Specimens

L’observation du vivant est au cœur de l’exposition Specimens. Le terme possède évidemment une connotation scientifique ; il désigne des êtres ou des objets qui donnent une idée de la catégorie à laquelle ils appartiennent. Specimens réunit simultanément quatre séries d’œuvres que le photographe Nicolai Howalt a créé depuis 2019 –  Old Tjikko, Algae, Fasciations et Microscope / Preparation. Toutes ont en commun d’être animées par le désir de questionner, de réfléchir,  de s’émerveiller et de comprendre peut-être.

Elaborant un concept initial, Nicolai Howalt procède ensuite par une exploration systématique et créative de ses sujets. Le plus souvent, il ne se limite pas à regarder ou à documenter. En bon alchimiste, il met également en jeu la matérialité même des sujets afin d’extraire un savoir sur leurs natures profondes, cette essence invisible à l’œil nu. Tout au long du processus de travail, le photographe est réceptif à ce qui s’offre à lui. Ces découvertes, parfois imprévues, procurent aux images une poésie toute particulière ; leur perfection tient le regardeur à distance, tandis que leur sensualité l’attire.

L’œuvre de Nicolai Howalt a été largement exposée en Scandinavie, en Europe et aux Etats-Unis. Elle a été primée par de nombreuses institutions prestigieuses (Hasselblad Foundation, Danish Arts Foundation etc.). L’exposition Variations of Old Tjikko à la Nikolaj Kunsthal (Copenhague, 2020) a reçu le prix pour la meilleure exposition de l’année au Danemark et l’année suivante la série a été distinguée par la bourse honoraire de la Aage & Yelva Nimbs Fond (Danemark). En France, la Maison du Danemark a accueilli l’exposition How to hunt (une collaboration avec Trine Søndergaard, 2012) et les photographies de Nicolai Howalt et de Trine Søndergaard sont entrées dans les collections de la Fondation Hermès et de la Maison Européenne de la Photographie. En 2020 le Musée de l’Elysée (Lausanne) a fait l’acquisition de l’intégralité de la série Silver Migration présentée la même année dans l’exposition Migrations à la Galerie Maria Lund ainsi que d’une sélection des œuvres de la série Elements exposées à la galerie dans de travers (2017). Les œuvres de Nicolai Howalt sont représentées dans un grand nombre de collections :  J. Paul Getty Museum, Etats-Unis  – Hiscox Art Project, Etats-Unis – Montreal Museum of Fine Arts, Canada – Israel Museum, Israël –  Museo de Arte Contemporáneo de Castilla y León, Espagne – Museum of Fine Art Houston, Etats-Unis – Artphilein Foundation, Italie – et au Danemark, celles de : ARoS, Aarhus Art Museum – Kunsten, Museum of Modern Art, Aalborg – Medical Museion, Université de Copenhague,  – Bornholms Art MuseumEsbjerg Art MuseumNy Carlsbergfondet, –  Skagens MuseumDanish Arts Foundation –  Brandts Collection, Odense – Royal LibraryNational Museum of Photography, Copenhague – Ny Kredit.

En images


Agenda


Concert

Louis Siracusa & Antonin Le Faure (contrebasse & alto)

jeudi 16.06.2022
20:00
Galerie Maria Lund

L’altiste Antonin Le Faure et le contrebassiste Louis Siracusa nous entraînent dans un parcours initiatique explorant la musique du siècle dernier depuis des mélodies écrites pour ce couple d’instruments. Les duos de Veress, Scodanibbio et Lutoslawski font Spécimens en ce qu’ils offrent une idée générale des univers de leurs compositeurs. Leurs accents, qu’ils soient  oniriques ou mélancoliques, vont puiser dans le registre grave des deux instruments. Ces pièces seront rythmées par des improvisations et entreront en discussion avec des pièces plus classiques.

Vernissage

Specimens

jeudi 12.05.2022
17:00 > 20:30
Galerie Maria Lund

Ouverture dominicale

marais.guide

dimanche 29.05.2022
14:00 > 18:00
Galerie Maria Lund

Ouverture dominicale

marais.guide

dimanche 26.06.2022
14:00 > 18:00
Galerie Maria Lund

Presse


Publications et textes


Nicolai Howalt - By looking down - couverture

Nicolai Howalt, By looking down I see up. By looking up I see down.

Fabrik Books, 2017

Nicolai Howalt - Light Break - couverture

Nicolai Howalt, Light Break

Fabrik Books, 2015

Nicolai Howalt - Old Tjikko - couverture

Nicolai Howalt, Old Tjikko

Fabrik Books, 2019

Nicolai Howalt, NH – A new lightbreak på Gigthospitalet Sønderborg

Fabrik Books, 2020

Nicolai Howalt, 78 boxers

Fabrik Books, 2011

Nicolai Howalt, How to hunt

Hatje Cantz, 2010


Si le fleuve sous tes paupières
Didier Boussarie
17.03 - 07.05.2022

Présentation


Si vous attendez Didier Boussarie à un endroit précis, il sera sans doute ailleurs. Libertaire infléchi, mû par une curiosité captivante, il explore et grandit, creuse davantage et surprend encore. Les pratiques et les matières changent, s’échangent et reviennent parfois.

Il y a trente ans la forme était dense, presque naïve. Aujourd’hui, une figuration expressive semble naître de gestes à la patience très variable. Peintre et dessinateur infatigable, Didier Boussarie sait faire surgir des mondes en volume ou se métamorphoser en taxidermiste le temps de jouer avec une trouvaille irrésistible. Pendant plusieurs années, l’artiste entretenait une colonie arachnéenne dans son atelier afin d’expérimenter une haute voltige ; il noircissait à l’encre de Chine les fils de soie noués par ses locataires tisserandes.

Vivre près du fleuve était un rêve qui s’est exaucé : Didier Boussarie possède désormais un atelier dans le Loiret. C’est ainsi que l’esprit de l’eau commence à le visiter. Au début, il lui souffle les paysages de la Loire, de cette eau faussement tranquille et de ce qui s’y amuse sur ses rives. D’abord, le jour bleu, le soir vert, la nuit noire ; dernièrement des heures en des variations de jaune et de rouge. La couleur est commejamais à l’œuvre et les compositions – comme il va de l’eau – s’épanouissent désormais sur toute la surface… Une image dans une image. Du paysage réel à la scénographie. Didier Boussarie ouvre une porte sur une nature théâtralisée de sorte que la vision intérieure, le fantasme, puissent se déployer. C’est précisément sur le seuil de cette porte – à l’endroit où se jouxtent et s’emmêlent plusieurs mondes – que se situe Si le fleuve sous tes paupières. Si ceci sonne comme un conte, c’est très bien. En enchanteur discret mais espiègle, Didier Boussarie sait montrer – une fois encore – sa capacité à rendre perceptible une fascination toujours renouvelée pour les subtilités du monde, pour ce qui y est offert, pour ce qui peut s’y rêver et ainsi s’y vivre.

Agenda


Vernissage

Si le fleuve sous tes paupières

jeudi 17.03.2022

17:00 > 20:30
Galerie Maria Lund

Ouverture dominicale

marais.guide

dimanche 27.03.2022

14:00 > 18:00
Galerie Maria Lund

Actualité

Didier Boussarie participe à Surpopulation

18.02 - 26.03.2022

IMMIX galerie
116 quai de Jemmapes, 75011 Paris

Publications et textes


RENCONTRE - Didier Boussarie

Couleurs, matérialité et outils

youtube.com


Marlon Wobst - Marlon

Sunsetter
Marlon Wobst
27.01 > 12.03.2022

Présentation


Variations de roses d’une silhouette qui avance sur fond de nuit : Sunsetter Coucheur de soleil…  Un titre intraduisible, énigmatique et riche de significations qui est bien emblématique des œuvres nouvelles de Marlon Wobst.

Si les observations lucides d’existences légères dominaient jusqu’alors le travail, une certaine gravité semble désormais s’être emparée de l’univers de Marlon Wobst. Elle cohabite néanmoins avec les scènes ludiques, voire drôles que l’artiste affectionne. Une évolution se manifeste également dans la manière de peindre :  les plans de couleur juxtaposés et les gestes expressifs animent les compositions où les figures se tiennent le plus souvent en quelques traits. La matière colorée compose un monde moins déterminé où les personnages se détachent à peine de grands espaces désertiques, hivernaux, parfois célestes – ou encore – immergés dans l’océan, ils affrontent un ciel rouge sang. Il fait chaud, il fait froid, la lumière est forte, comme aveuglante, et l’eau monte. La nature, ses éléments, semblent régner en souverains.

La couleur tient comme toujours un rôle majeur chez Marlon Wobst. Des tons sombres sont arrivés en force ; le monde a baissé la lumière et d’un vaudeville de jour, nous voilà plongés dans un théâtre noir. Le décor rend les repères plus difficiles, mais la palette délicate et personnelle luit subtilement et résiste à l’obscurité.

Avec Sunsetter, Marlon Wobst navigue à vue. Parfois la vision n’offre que des corps, une manière de se consoler et de jouir, un rouleau de papier de toilette qui traine dans la chambre comme un ersatz de présence. A d’autres moments, cette vision s’élargit pour offrir une perspective à la fois terrible et splendide de démesure. L’être s’y trouve démuni, fragile ou bien, certes dépassé mais si pleinement en vie.

Agenda


Vernissage

Sunsetter

 

 

 

jeudi 27.01.2022
17:00 > 20:30
Galerie Maria Lund

Ouverture dominicale

marais.guide

 

 

dimanche 30.01.2022
14:00 > 18:00
Galerie Maria Lund

Ouverture dominicale

marais.guide

 

 

dimanche 27.02.2022
14:00 > 18:00
Galerie Maria Lund

Presse


Publications et textes


RENCONTRE | Marlon Wobst

Son parcours, sa manière de travailler, ses sources d’inspiration


Bente Skjoettgaard - Phylum Cnidaria no 2137

Tableaux
Bente Skjøttgaard
07.11.2021 - 08.01.2022

Présentation


Il est douloureux de reconnaitre que je ne sauverai pas le monde avec la céramique – mais reste qu’elle est ma voix.
Bente Skjøttgaard, Glowing in the Dark, Biennale DK 2021

Le tableau ou tableau vivant désigne une pratique théâtrale où des acteurs sont figés quelques instants dans un décor, le plus souvent inspiré de l’Histoire, en une image silencieuse. Au sein des sciences, le terme tableau renvoie à une présentation structurée d’un sujet spécifique en images, mots ou chiffres. Tableaux de Bente Skjøttgaard active ces deux définitions.

Durant la deuxième moitié du 19e siècle, le biologiste allemand Ernst Haeckel (1834-1919) – fervent darwiniste et inventeur du concept d’écologie – explore entre autres le monde sous-marin. Dans son ouvrage Formes artistiques de la nature (1904), des tableaux répertorient les êtres qui peuplent les profondeurs. Ces planches de dessins splendides et très détaillées ont toujours fasciné Bente Skjøttgaard qui s’en est inspirée pour créer les œuvres exposées dans Tableaux.
Les œuvres de Bente Skjøttgaard n’ambitionnent pas de reproduire le monde naturel ; elles s’en inspirent pour faire exister simultanément des concentrations de formes, de sensations et d’impressions.
Tableaux se veut une fête – un hymne à une beauté autre, à l’extravagance, à l’imaginaire et à un certain humour. En se promenant entre les tableaux qui forment l’exposition, où se tiennent par petits groupes, tour à tour, des vases naturels prisonniers du courant, des molécules de carbone à tête haute, les bouches grandes ouvertes d’anémones terriblement gourmandes, l’on comprend que Bente Skjøttgaard nous partage certes ses inquiétudes, mais livre également un regard aussi tendre qu’attentif.

Agenda


Vernissage

Tableaux

jeudi 18 novembre

17:00 > 20:30
Galerie Maria Lund

Un dimanche à la galerie

Comité Professionnel des Galeries d'Art

dimanche 7 novembre

14:00 > 18:00
Galerie Maria Lund

Ouverture dominicale

marais.guide

dimanche 28 novembre

14:00 > 18:00
Galerie Maria Lund

Presse


Publications et textes


Titre

Description


Voyager vers l'inaccompli - Vue d'exposition / Exhibition View 3

Voyager vers l'inaccompli
Yoon Ji-Eun
16.09. - 31.10.2021

Présentation


Le fragment peut avoir deux significations : il peut se diriger vers la casse ou vers l’accomplissement.
La vie se situe souvent entre la casse et le désir d’accomplissement. […]
Finalement c’est une lutte entre l’utopie et le néant.
YOON Ji-Eun, juillet 2021

Soudain, une lumière éblouissante. Des formes apparaissent, bougent puis valsent, portées par une brise invisible. Tout est de souplesse, d’angles, de textures et de couleurs. En scrutant attentivement, des fragments se révèlent : ils sont cheveux, arbres, jambes, architectures, brins d’herbe… Les œuvres nouvelles de YOON Ji-Eun racontent certes un monde fissuré et flottant, mais le monde en question est stratifié, organique et cyclique. Dans un mouvement de l’intérieur vers l’extérieur l’artiste saisit des images de division, de séparation, de recomposition, voire de dispersion. Elle décrit comme elle s’abandonne parfois à un état de rêverie et se sent projetée dans l’espace. Quelques courts instants, aérienne et minuscule, elle éprouve l’apesanteur et approche dans le même temps le vide et la lumière.

Confrontée à un monde en transition, à une réalité qui lui échappe, YOON Ji-Eun prend de la hauteur et réagit par une expression où figures et formes se décomposent et s’immatérialisent. Bi- et tri- dimensionalités ne sont pas seules à cohabiter dans les dessins sur papiers et bois sculptés. L’artiste active encore une dimension, qui est tout à la fois temporalité et musicalité. Si certaines compositions sont marquées par une verticalité, d’autres sont multi-focales, de sorte que tout apparaît ondoyant, protéiforme, en voyage. La lumière et le vide fondent alors un état des possibles. Le monde peut se transformer et renaître. Grâce, utopie et néant se fréquentent étroitement.

Agenda


Vernissage

Voyager vers l'inaccompli

 

 

 

 

jeudi 16.09.2021
17:30 > 20:30
Galerie Maria Lund

Talk

Une conversation entre Yoon Ji-Eun et l’historienne d’art et commissaire d’exposition Elora Weill-Engerer.

samedi 16.10.2021
17:30 > 20:00
Galerie Maria Lund

Ouverture dominicale

marais.guide

dimanche 26.09.2021
14:00 > 18:00
Galerie Maria Lund

Ouverture dominicale

marais.guide

dimanche 31.10.2021
14:00 > 18:00
Galerie Maria Lund

Presse



Perdre le fil
Johanna & Mickael Berdugo, Emmanuel Pariente
01.07 – 04.09.2021

Présentation


Tenir le fil du bout des doigts. Faire lien avec presque rien. Lâcher prise sans appréhender, ni la rupture, ni le vide.
Retrouver un bout de fil et tirer dessus.
Sourire, rigoler, rire aux éclats, entendre éclater.

Eclater les mots et les images, les actions et les sons. Des images qui boouuuugent, et des lignes qui virevoltent.
Un plasticien-poète-performeur.
Une amoureuse collectionneuse des images des autres.

Un poète-photographe qui fait vibrer les cordes.
Une troïka qui nous fait perdre le fil.
Chacun propose, suit une idée alternative, suggère une réponse…
Dans une partie de cadavre exquis – multi médias – une photo se juxtapose à un dessin pour qu’une phrase se joigne au prochain tour.
La nostalgie n’est jamais ce qu’elle était.
On voit renaître les photos anonymes. La lune qui sort d’une bouche et mâche aussi des mots. Un poisson rouge qui navigue en pleine rue et se pâme devant notre fenêtre.
Le fil est tendu, de l’absurde au tendre, de l’érotique au touchant. Et l’évidence bon enfant des jeux de possibles infinis et indéfinis portent pourtant un projet sérieux : la poésie et un rire doux.

En images


Agenda


Evènement

Vernissage

01.07.2021
17:30 > 20:30
Galerie Maria Lund

Evènement

Performances

jeudi 8 juillet à 19:30
dimanche 25 juillet à 16:30
Galerie Maria Lund

Ouverture dominicale

marais.guide

25 juillet 2021
14h-18h
Galerie Maria Lund

Presse


Amour Bestial

Ange Ramsey, trad. Olivier Brossard


On being
Lyndi Sales
06.05 – 27.06.2021

Présentation


Lyndi Sales cherche.
Elle cherche un ailleurs et elle cherche des retrouvailles. Une évasion pour mieux se connecter au monde, aux autres, à elle-même. Une quête d’amour au sens platonique où amour signifie cheminement vers la connaissance du beau et in fine accès à l’indivisible.*

Le processus de travail de Lyndi Sales est méditatif : elle répète des gestes dans un univers sonore savamment choisi pour déclencher des émotions spécifiques (tristesse, euphorie, mélancholie, extase) afin d’entrer dans un état de réceptivité maximale… Un rêve d’Utopie en réponse à un manque, à ce sentiment d’être séparé des autres  alors même que les êtres sont l’univers et respirent ensemble. L’artiste aspire à dépasser les émotions contradictoires qui caractérisent la vie humaine, en s’ouvrant vers un monde intérieur, contemplatif, vers d’autres niveaux de conscience. Ce faisant elle accède à des visions nouvelles et met à distance une réalité sociétale souvent douloureuse.

* La définition du sage Diotima dans Le Banquet de Platon

En images


Agenda


Evènement

Paris Gallery Weekend

03/04/05/06 06.2021
11/00 > 18:00
Galerie Maria Lund

Ouverture dominicale

marais.guide

30 mai 2021
14h-18h
Galerie Maria Lund

Concert

Carte blanche à Louis Siracusa & Antonin Le Faure

Musique contemporaine, baroque et improvisée
Contrebasse & alto

4 juin 2021
19h
Galerie Maria Lund

Presse


Amour Bestial

Ange Ramsey, trad. Olivier Brossard

Publications et textes


Peter Martensen - The Multiverse Academy

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Contrairement à une opinion répandue, le Lorem Ipsum n’est pas simplement du texte aléatoire. Il trouve ses racines dans une oeuvre de la littérature latine classique datant de 45 av. J.-C.,

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Contrairement à une opinion répandue, le Lorem Ipsum n’est pas simplement du texte aléatoire. Il trouve ses racines dans une oeuvre de la littérature latine classique datant de 45 av. J.-C.,

Peter Martensen - Aften - Soir

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Contrairement à une opinion répandue, le Lorem Ipsum n’est pas simplement du texte aléatoire. Il trouve ses racines dans une oeuvre de la littérature latine classique datant de 45 av. J.-C.,