Pays sous ou Terre submergée, le titre de la nouvelle exposition de Marlon Wobst trouve son origine dans le phénomène de submersion occasionnelle de certaines terres par de fortes tempêtes. Au sens figuré, comme son équivalent en français « être sous l’eau », Landunter évoque un trop plein, le sentiment d’être débordé.
Marlon Wobst nous avait habitué à des titres relevant d’une certaine légèreté – Plouf, Platsch, Splash !, L’Oasi, Relax… Avec Landunter, il suggère que tout ne baigne pas dans l’insouciance. Et pourtant, dans de nombreuses œuvres, on joue, on nage, on saute, fait bronzette ou s’affale au sauna.
Sans doute, la terre sous l’eau fait référence à la planète sur laquelle nous évoluons, et dont les enjeux actuels, qu’il s’agisse de climat, de géopolitique ou de relations humaines, pourraient s’assimiler à un navire dont l’étanchéité laisse à désirer. Cet état des choses influence à son tour les êtres, qui se sentent submergés, dépassés. Comment réagir ? Comment pallier au débordement ? En observant les œuvres de Marlon Wobst, les personnages semblent surtout se divertir et cherchent à s’évader. […]
L’exposition s’accompagne d’un texte de
Nicholas Fox Weber
Directeur de la Josef and Anni Albers Foundation
Marlon Wobst fait quelque chose de la figure humaine que personne n’a jamais fait auparavant.
À sa façon entièrement originale, il rend chacun de ses personnages avenant, détendu et amusant à observer. Bien sûr, on pourrait mentionner l’œuvre de bon nombre de contemporains de Wobst – certains assez renommés – montrant une légère ressemblance d’approche, dans leur absence de formalité et leur entrain délibérés, mais aussi dans leur manière de déclarer : « Voici une forme quasi abstraite ressemblant à une figure, qui réitère l’idée d’une tête, d’un tronc et de membres, tout en étant le contraire d’une reproduction traditionnelle d’une personne, une sorte de facsimilé d’être humain comme le fait l’art académique depuis toujours ». Ou pour être plus pertinent, on pourrait relever les parallèles avec les tableaux de certains maîtres modernes, comme Nicolas De Staël, Jan Müller et Milton Avery, pour ne citer que les plus évidents. Mais on a là quelque chose de différent. Il semblerait que l’artiste prenne un plaisir certain dans chaque image. Son amusement face à ce qu’il observe est palpable, et le nôtre aussi. Mais il y a aussi un sentiment d’éphémère, voire parfois de danger : avec le joyeux coexiste, sans aller jusqu’au sinistre, le complexe. […]
En images
Agenda
TALK
Marlon WOBST sera en conversation avec la critique d'art et commissaire d'exposition Élodie ANTOINE.
En 2025 elle assurais le commissariat de l’exposition DEMAIN L’OCÉAN ? à Monaco, dans laquelle Marlon Wobst avait été invité à exposer ses tapisseries et céramiques.48 rue de Turenne, Paris 3e
DIMANCHE D'OUVERTURE
Chaque mois, la galerie Maria Lund vous ouvre ses portes un dimanche après-midi pour un moment privilégié autour de l'art.




























































