Présentation


Yoo Hye-Sook respire au son du crayon qui s’agite sur la toile couverte d’un noir mat et sourd. Nul programme, nulle destination. L’artiste s’abandonne aux gestes qui déposent les pigments sur les fils. Chaque trait est présence. Chaque trait porte l’espoir et l’attente. Aujourd’hui est, demain sera certainement.

La toile s’érige en mur. Une vibration se crée entre les pigments sur la surface et l’obscurité des creux, là où le crayon ne parvient pas à pénétrer. Dans un premier temps, vous n’y voyez presque rien, vous discernez une lueur, un léger halo peut-être, des nuances de tons subtiles. Puis, les sens s’éveillent, ils voudraient saisir, comprendre. A la contemplation, les capacités perceptives et le regard s’aiguisent, s’affinent. Par centaines, voire par milliers de lignes, Yoo Hye-Sook réveille doucement une présence. Une forme comme murmurée, un halo, une ombre, une ouverture : une genèse que l’œil attentif perçoit sans parvenir à l’étreindre. Bleus, verts, violets, gris – la lumière fait naître et croître dans ces apparitions captivantes qui ne livrent jamais tout de leurs secrets. Océans, espaces célestes, architectures ? Yoo Hye-Sook enveloppe le regardeur dans une cape de nuit où pointe le début du jour. Conduits à céder devant nos intuitions, tout en nous admet le doute. Advient ce qui adviendra.

Dans une série de petits dessins, Yoo Hye-Sook revisite le sujet de la fenêtre ou de la frontalité scénique. L’écriture est graphique. Le point de vue est celui de l’intérieur vers l’extérieur ou est-ce l’inverse ? Les traits sont longs, rapides et leurs teintes affirmées.

Ceux et celles qui ont fait l’expérience des installations de James Turell, où la lueur sans source identifiable incarne le seul repère, feront un parallèle avec les recherches de Yoo Hye-Sook. L’artiste ne connait aucun de ces endroits-espaces et l’important n’est pas tant leur identité. Son univers non-intentionnel est une invitation à l’abandon, à l’absorption, à l’imprégnation. Sa matérialité nous lie à un au-delà de l’image, du temps, de l’être.

Agenda


Vernissage

Le jour vient

 jeudi 08.09.202217:00 > 20:30Galerie Maria Lund

Un dimanche à la galerie

CPGA

 dimanche 16.10.202214:00 > 18:00Galerie Maria Lund

jeudi 16.10.202216:30Galerie Maria Lund

Ouverture dominicale

marais.guide

 dimanche 25.09.202214:00 > 18:00Galerie Maria Lund

Nocturne

en présence de l'artiste

 jeudi 21.10.202219:00 > 22:00Galerie Maria Lund

Performance sonorepar Tristan Pradelle

Une construction entre présence corporelle, jeu de saxophone et bande sonore qui suit le fil d'une réflexion exploratoire et légère sur les aspects tangibles de l’invisible, sur la transmutation des lieux du monde entre différents états, entre différentes possibilités pour l'être vivant : de réceptacle à contenant, de matrice à mémoire nourricière, de zone pour se perdre à socle qui pérennise . . . ces diverses natures en rapport avec la vie de l'espace, avec sa discontinuité ou sa progressivité : tout comme celle de l'aurore au jour qui vient . . .

Presse


Publications et textes


RENCONTRE | Marlon Wobst

Son parcours, sa manière de travailler, ses sources d’inspiration